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mercredi 13 mars 2019

La simplicité des farfalle




Nous sommes en mars et mon dernier article remonte à novembre ! Mais comment se fait-ce ? Alors la vérité vraie, c'est que j'ai quand même mangé des choses pendant ce laps de temps, hein. Si, si, je vous assure. Même que j'ai cuisiné des trucs. Enfin, quand j'avais le temps, c'est-à-dire très peu. 
Mais bon, pour tout vous dire, je suis restée un peu sur mes classiques, déjà présentés pour la plupart sur ce blog, ai testé moins de nouvelles recettes et quand je faisais quelque chose d'un peu original j'avais des photos tellement pourraves prises la nuit à la bougie que je ne voyais pas trop l'intérêt de vous partager mes mystérieuses agapes.

Je reprends donc avec une recette de pâtes fraîches : vous connaissez mon amour pour ce produit. Ici, plutôt qu'une recette, simplement un petit savoir-faire qui ne nécessite aucun outil technique hormis le laminoir de base et qui donne un résultat très satisfaisant, je parle de la fabrication des farfalle (papillons en italien).

Je les ai personnellement accommodées très simplement avec une sauce tomate classique faite à partir de tomates en boîte de qualité mais, bien sûr, comme pour toutes les pâtes, les suggestions d'accompagnement sont illimitées : faites ce qu'il vous plaît.

Ingrédients (pour 2 personnes environ)
- 100 g de farine t45
- 1 oeuf
- 1 trait d'huile d'olive
- 1 pincée de fleur de sel

Mélanger rapidement tous les ingrédients dans un saladier jusqu'à former une boule de pâte lisse puis filmer avec du film transparent et laisser reposer au frigo pour une heure environ.
Séparer ensuite le pâton en deux. Et passer chacun d'entre eux au laminoir jusqu'au numéro 5. Vous obtiendrez de longues bandes de pâte. 
Détailler chaque bande de pâte en 3 pour obtenir trois bandes d'environ 4 cm de large. Ensuite, couper à angle droit tous les 5 cm avec un couteau ou une roulette crantée. Vous aurez devant vous des petits rectangles de pâte, qu'il vous suffira de pincer en leur milieu pour former les papillons.



J'en prépare souvent plus, que je congèle à ce moment-là, prêts à cuire quand j'en ai besoin.

La cuisson est très simple, il suffit de les plonger une à deux minutes dans de l'eau bouillante salée.

lundi 29 octobre 2018

Tortellini au fromage et aux petits pois




Pour se réchauffer maintenant que le froid est (enfin !) là, je vous propose des pâtes maison, et pas n'importe lesquelles, des tortellini ! Autrement dit ma bête noire en cuisine, pas que je n'aime pas cela (qu'allez-vous penser là ??) mais je les trouve particulièrement difficiles à faire.
Après pas mal d'entraînement, je dois l'avouer, ils commencent à devenir potables (cf. photo) et ils me permettent de pouvoir enfin tester les nombreuses recettes super miam sur lesquelles j'ai envie de me jeter depuis des années.
Celle-là est très goûteuse et, comme nous ne sommes pas en saison, n'hésitez pas à prendre des petits pois surgelés, c'est tout aussi bon que des frais !

Ingrédients (pour 4 personnes) :
--> pour le bouillon et la farce 
- 750 g environ de restes d'os de poulet rôti
- 1 cuisse de poulet
- 1/2 tête d'ail
- 1 branche de céleri
- 1 carotte
- 30 g de taleggio (sinon, du parmesan)
- 10 g de parmesan
- 100 g de chèvre frais
- 1 tranche de jambon fumé
- 1 demi-citron
- 75 g de petits pois surgelés ou 250 g de frais (non écossés)
- quelques pluches de fenouil
- du basilic frais
--> pour les pâtes 
- 200 g de farine t45
- 2 gros oeufs
- un trait d'huile d'olive
- une pincée de fleur de sel

Mettre les os dans une marmite avec 2 l d'eau froide, la cuisse de poulet, l'ail, le céleri et la carotte coupés grossièrement. Porter à ébullition puis laisser mijoter pendant environ 2h à feu très doux sans couvercle pour obtenir un bouillon savoureux. Réserver.

Transférer le poulet sur une planche et le désosser. Sortir l'ail et extraire la pulpe des gousses. Hacher très finement la peau du poulet, hacher plus grossièrement la viande et une partie de la carotte. Ajouter le fromage et le zeste de citron puis le jambon fumé. Hacher le tout avec la pulpe d'ail pour réaliser la farce.


Pour les pâtes, mélanger dans un saladier tous les ingrédients, dans l'ordre de la liste, malaxer rapidement pour en faire une boule toute lisse puis filmer et mettre au frigo pour minimum 1h. 


Sortir le laminoir et étaler la pâte, après l'avoir séparée en 2 pâtons, très finement (chez moi, c'est jusqu'au numéro 6) en ne lésinant pas sur la farine. A l'aide d'un emporte-pièce d'environ 7 cm de diamètre, découper des disques dans la pâte. Déposer une bille de farce dans chaque disque et souder les bords en appliquant un peu d'eau avec un pinceau et en expulsant bien l'air (technique assez délicate, faites de votre mieux ;-)).
Au fur et à mesure, les disposer sur une grande plaque recouverte de papier sulfurisé. 


Faire réchauffer le bouillon et ajouter, si ce sont des frais, les cosses (après avoir écossé les petits pois bien sûr !), cela donnera du goût au bouillon. Filtrer le bouillon au tamis. 
Faire cuire les tortellini 3 min. dans une grande casserole d'eau bouillante salée, ajouter les petits pois 1 min. avant la fin de la cuisson, égoutter le tout et verser dans les assiettes.
Il ne reste plus qu'à servir le bouillon dans chaque assiette pour les recouvrir, avec une petite louche. Rajouter le fenouil, le basilic, le chèvre frais émietté, ajouter un trait d'huile d'olive et c'est prêt !


Bon appétit !

N.B. : ne pas hésiter à les congeler s'il y en a trop. Mettez la plaque directement au congélateur avant de les cuire. Il ne vous restera plus qu'à les sortir et les cuire.


dimanche 4 mars 2018

Pierogi




J'avoue que je ne suis pas trop mécontente de mes premiers pierogi ! Comme je suis fan des ravioli en général (vous en verrez bientôt des plus classiques sur le blog), cela faisait un petit moment que je voulais tester cette spécialité polonaise.
J'ai trouvé la recette dans un de mes livres préférés de Jamie Oliver, Comfort food ; ce dernier explique que la farce à base de pommes de terre, de chou blanc et de carvi ainsi que l'accompagnement à la crème aigre remonteraient à l'origine au XIIIème siècle, où on les servait en entrée à Noël.
Nul besoin d'attendre Noël pour les déguster ni de remonter le temps, je vous livre la recette telle quelle car elle m'a conquise : j'ai hâte d'en refaire !

Ingrédients pour environ 30 pierogi (8 personnes en entrée, 4 en plat principal) :
--> la pâte :
- 2 gros oeufs
- 400 g de crème aigre (crème fraîche marinée 20 min. avec du citron)
- 350 g de farine + pour saupoudrer
- 1/2 c à café de levure
--> la farce :
- 1/4 de chou blanc (250 g)
- 2 c à soupe de vinaigre de vin blanc
- 500 g de pommes de terre à chair farineuse
- 2 c à café de graines de carvi
- 2 oignons
- 120 g de beaufort (ou cantal ou cheddar)
--> l'accompagnement :
- 1 botte de ciboulette (30 g)
- 1 citron

Pour préparer la pâte, battre les oeufs avec 150 g de crème aigre dans un saladier. Tamiser la farine, la levure et 1/2 c à café de sel sur ce mélange puis mélanger. Pétrir la pâte pour obtenir une texture lisse avant de l'envelopper du film alimentaire et de la glisser au frigo.

Râper le chou, le malaxer avec le vinaigre et une pincée de sel et le laisser macérer.
Peler les pommes de terre, les couper en gros morceaux et les faire cuire 10 à 12 min. à l'eau bouillante salée. Quand elles sont tendres, les égoutter et laisser la vapeur s'échapper. 
Mettre les graines de carvi dans une poêle, les faire griller sur feu doux quelques minutes, le temps de peler et d'émincer les oignons pour les faire ensuite revenir avec les épices, dans un filet d'huile. Laisser cuire 5 à 8 min. jusqu'à ce qu'ils soient dorés, en remuant de temps en temps puis ajouter le chou et une noix de beurre. Au bout de 5 min., incorporer les pommes de terre écrasées, le fromage râpé et une pincée de poivre. Rectifier l'assaisonnement et laisser refroidir.
Pendant ce temps, ciseler finement la ciboulette et la mélanger dans un bol avec le reste de crème aigre, le zeste et le jus du citron. Laisser au frigo jusqu'au moment de servir.

Sur le plan de travail fariné, diviser la pâte en deux, étaler un des pâtons sur 2 mm d'épaisseur en le saupoudrant de farine. Découper des disques avec un emporte-pièce de 9 cm de diamètre environ. Diviser la farce en portions de la valeur d'une cuillère café bombée que l'on aura façonnées en boulette avant de les disposer au centre de chaque disque.



Une fois les boulettes placées, replier le disque sur lui-même pour former un croissant et pincer les bords pour bien refermer le tout.



Avec une fourchette, souder le pourtour en imprimant les dents dans la pâte. 



A ce stade, Jamie nous dit qu'on peut déjà être fier de nous et je joins mes encouragements aux siens : bravo, vous y êtes arrivés !

Faire cuire les pierogi en les plongeant 4 min. dans un grand volume d'eau bouillante salée en croisant les doigts pour qu'ils ne s'ouvrent pas (procéder en plusieurs tournées).


Quand ils remontent à la surface, les déposer dans une poêle avec une noix de beurre mousseux. Les faire dorer sur une seule face à feu moyen.
Servir avec la crème à la ciboulette.

Bon appétit !



mardi 13 février 2018

Knepfle et duxelle de champignons de Frédéric Anton




Voici un plat extrêmement gourmand de Frédéric Anton qui rend hommage à ses origines vosgiennes, les knepfle accompagnés d'une duxelle de champignons
Il avait attiré mon attention du temps où je suivais avec attention l'émission Dans la peau d'un chef ; j'avais mis alors la recette respectueusement de côté pour le jour où j'aurais le courage de m'attaquer à un plat du maître. Elle est ainsi restée des années dans mes archives jusqu'à ce que je la teste pour la première fois il y a un mois.
Si la présentation est évidemment bien plus brouillonne que Frédéric Anton, d'un perfectionnisme admirable, l'ensemble au goût (le goût ! toujours le goût !) est un pur délice.
Le plat est plus simple que je ne le pensais, le plus compliqué étant la duxelle car il faut d'une part bien respecter cette découpe toute minuscule pour obtenir le résultat escompté et d'autre part ne pas rater la cuisson après mais bon... si j'y suis arrivée du premier coup, vous aussi !

Dans la recette, M. Anton n'utilise que le blanc des champignons pour obtenir cet aspect bien lisse et net et ne dit pas quoi faire du reste. Je les ai donc poêlés à part et rajoutés au plat final ; je vous conseille d'en faire de même, c'était un vrai plus.

Ingrédients (pour 2 assiettes) :
--> appareil à knepfle (avec des restes) :
- 150 g de farine T55
- 125 g de fromage blanc
- 25 g de crème fraîche d'Isigny
- 1 oeuf 
- 1 jaune d'oeuf
--> duxelle de champignons :
- 3 champignons de Paris très gros
- 1 échalote
- 50 g de beurre 
- 50 g de crème liquide
- 1/4 de botte de persil plat
- 2 gousses d'ail
Et sinon, du parmesan en bloc et 2 c à café de fond de veau.


Battre l'oeuf entier avec le jaune d'oeuf. Ajouter le fromage blanc et la crème fraîche, fouetter. Incorporer ensuite à la spatule la farine. Laisser reposer l'appareil à température ambiante.

Dégermer l'ail et ciseler finement l'échalote. Suer les échalotes doucement au beurre dans une sauteuse à feu moyen, ajouter l'ail pour infuser la matière grasse. Tailler le chapeau des champignons en lamelles, s'arrêter juste avant la partie marron et tailler les lamelles en tout petits cubes (duxelle) comme ci-dessous.




Ajouter une noix de beurre aux échalotes et augmenter le feu puis ajouter les champignons dans le beurre mousseux, les saisir en les remuant vivement avec une cuillère en bois. Saler la préparation puis crémer légèrement, laisser réduire et se lier la duxelle et ajouter encore un peu de crème lorsqu'elle commence à trop sécher. Réserver.

Faire sauter dans une poêle à feu vif le reste des champignons dans du beurre mousseux et un filet d'huile d'olive. Saler et réserver.

Garnir une poche à douille (ou bien un sac de congélation dont on coupe ensuite le bout) d'appareil à knepfle. Dans une eau frémissante salée, pocher la pâte en posant le sac ou la douille sur le bord de la casserole, pousser sur la garniture et couper des boudins de la taille de votre choix à l'aide d'un couteau d'office. Les knepfle sont cuits lorsqu'ils remontent à la surface de l'eau. Refroidir dans un bain d'eau glacée. Répéter l'opération jusqu'à épuisement de la pâte.

Egoutter les knepfle dans une passoire. Mettre une noix de beurre dans une poêle et les dorer dedans de chaque côté, sans les dessécher. Déglacer au fond de veau mélangé à un peu d'eau et enrober les knepfle dedans.

Pendant ce temps, enlever l'ail de la duxelle, hacher grossièrement le persil et l'incorporer au plat après avoir réchauffé doucement l'ensemble avec le reste de crème liquide qu'on a fait réduire. Rectifier l'assaisonnement. Réchauffer également doucement les champignons poêlés.

Râper le parmesan pour en faire des copeaux et garnir des assiettes creuses de knepfle, de duxelle et de champignons. Terminer par les copeaux de parmesan. Rajouter un peu de sauce du fond de veau et terminer par un tour de moulin à poivre.

Bon appétit !


samedi 28 octobre 2017

Spaghetti arrabiata vodka




Besoin de chaleur à l'approche de l'hiver ? Rien de tel que du piment pour vous réchauffer. Or, le piment est justement l'ingrédient essentiel des pâtes arrabiata ("enragée" littéralement). Ne vous inquiétez pas, ces pâtes ne vont pas vous mordre, simplement vous rosir les joues !

C'est dans la chaîne de restaurants Mezzo di pasta que j'ai la première fois découvert qu'on pouvait mettre de la vodka dans des pâtes et que cela pouvait même être rudement bon ! Quand j'ai retrouvé l'idée dans L'Amérique de Jamie, j'étais donc intriguée. D'après lui, la chaleur du piment présent dans la sauce est contrebalancée par la fraîcheur qu'apporte la vodka. Je confirme en tout cas que cela marche très très bien !

L'idée est de faire évaporer l'alcool, bien évidemment, par la cuisson, pour n'en garder qu'un léger goût, subtil et addictif, et non de finir torché en sauçant son plat. Vous pouvez donc le servir aux enfants et aux gens qui ne peuvent pas ingérer d'alcool.

Quant aux piments, j'ai préféré baisser de moitié la quantité donnée par la recette car je ne suis point trop téméraire de ce côté-là et ce fut parfait. N'hésitez pas à l'adapter à votre tolérance au piment.

Ingrédients (pour 2 personnes) :
- 1 piment rouge frais
- 3 c à soupe d'huile d'olive vierge extra
- 2 gousses d'ail, pelées et finement coupées
- une demi-botte de persil plat frais effeuillée, les tiges finement hachées
- 2 filets d'anchois
- 200 g de passata 
- 5 cl de vodka
- 250 g de spaghetti DeCecco ou Barilla (n°5)
- un demi-citron

Piquer le piment 6 à 8 fois avec un petit couteau pointu. Mettre une casserole à feu moyen, ajouter l'huile d'olive, le piment et laisser cuire doucement pendant 5 min.
Monter le feu à fond, ajouter l'ail, les tiges de persil et les anchois.
Remuer le tout en surveillant et dès que l'ail commence à colorer, ajouter la passata et du sel et du poivre.
Porter ce mélange à ébullition, ajouter la vodka et baisser le feu pour que la sauce mijote. Ecraser doucement le piment avec une cuillère en bois pour que le maximum de sa saveur imprègne la sauce.
Ajouter les pâtes dans une casserole d'eau bouillante salée et les faire cuire suivant les instructions sur le paquet. Ne pas trop les cuire, elles doivent être al dente. Les égoutter et les mélanger aussitôt dans la sauce.
Avant de les servir dans des assiettes creuses, hacher grossièrement les feuilles de persil mises de côté et les parsemer sur les pâtes.

Buon appetito ! 

vendredi 14 avril 2017

Spaghetti bolognaise au porc



J'adore le porc ! 
Etant donné mon amour pour la cuisine asiatique, j'en ai toujours dans le congélateur, haché, prêt à cuisiner. 
Cette version de la bolognaise a eu beaucoup de succès auprès de Mister Ratatouille, et ce pour deux raisons : la viande utilisée et les petits ingrédients mystères que je détaille ci-dessous.

Traditionnellement la bolognaise, ou plutôt le ragù, comme l'appellent les Italiens, est à base de viande de boeuf mais j'avoue avoir une petite préférence pour le porc
Comme la viande est plus grasse, elle apporte un moelleux incomparable dans les sauces tomate. C'est pourquoi soit je fais moitié-moitié soit j'utilise uniquement du porc, comme ici. 

Hormis le remplacement du boeuf par du porc, le second écart que j'ai l'habitude de faire est d'ajouter dans la sauce un peu de cannelle et de miel : la cannelle rehausse le goût de l'ensemble des ingrédients et leur apporte une belle rondeur tandis que le miel contrebalance l'acidité des tomates. Ne vous inquiétez pas, si vous suivez mes quantités, le plat ne sera pas du tout sucré.

Ingrédients (pour 2 personnes)
- 300 g de porc haché
- 260 g de spaghetti
- 1 carotte hachée
- 1 oignon haché
- 1 branche de céleri hachée
- une pincée de cannelle
- une cuillère à café de miel 
- deux branches de thym (facultatif)
- une grosse poignée de parmesan fraîchement râpé
- 300 g de coulis de tomate de bonne qualité

N.B. : en été, j'ajoute du basilic frais à la toute fin à volonté. 

Dans une sauteuse, verser un filet d'huile d'olive et faire chauffer à feu moyen. Verser l'oignon, le céleri et la carotte ainsi que le thym et faire cuire en remuant de temps en temps pendant environ 10 minutes. 
Ajouter le porc ainsi que le coulis de tomate et bien remuer pour séparer la viande. Si l'ensemble est trop sec, ajouter un petit verre d'eau. Saler et faire cuire pendant 15 minutes environ. 

Pendant ce temps, faire cuire les pâtes dans un grand volume d'eau bouillante salée selon les instructions sur le paquet (ne pas hésiter à enlever une minute pour les avoir bien al dente). 

Ajouter la cannelle et le miel dans la sauteuse. Bien remuer et laisser sur le feu encore 5 minutes environ.
Une fois que tout est bien cuit, ajouter hors du feu le parmesan, le poivre et si on est en saison le basilic frais. 

Répartir les spaghetti dans des assiettes creuses et verser par-dessus des louches de bolognaise à volonté. Disposer sur la table du parmesan et de l'huile d'olive pour que tout le monde puisse se servir.

Buon appetito ! 

vendredi 17 février 2017

Spaghetti carbonara (les vrais, à l'italienne !)



Je suis fan des carbonara depuis tellement longtemps qu'il est difficile de m'en souvenir !
Je suis d'ailleurs étonnée de ne pas avoir déjà partagé une recette depuis la création du blog. Je crois que vers mes 20 ans je devais en manger au moins deux fois par semaine, si ce n'est plus. Heureusement que je suis plus raisonnable aujourd'hui :)

Ce plat emblématique de Rome et du Latium aurait pour origine les carbonieri, d'où le nom, qui dégustaient ce plat pour se donner des forces avant d'aller en forêt pour fabriquer du charbon de bois. D'autres disent que le mot de "charbon" viendrait du noir du poivre, qui doit être généreux dans ce plat, ou encore du lard bien grillé... A vous de choisir la légende qui vous parle le plus !

Toujours est-il que peu de plats ont été autant transformés, modifiés, appropriés en passant à l'étranger que les carbonara, qui ont même changé de nom en France pour devenir les "carbo", abréviation typique comprise par tout le monde désormais.

Mais attention, les carbonara ne sont pas les carbo !
En passant les Alpes, ce plat s'est alourdi : on y a rajouté de la crème fraîche pour obtenir une sauce plus riche, on y a mis des oignons, parfois du lait, de l'ail, du persil etc. Bref, chacun s'est fait sa propre version des carbo !

La version italienne est très loin de tout cela et comporte uniquement, comme l'explique très bien cet article, du lard (plus précisément de la joue de porc, appelée guanciale mais difficilement trouvable en France ou bien de la pancetta), des jaunes d'oeuf, du poivre et du parmesan
La sauce est en réalité uniquement faite de jaunes d'oeuf émulsionnés avec du parmesan et de l'eau de cuisson, le tout étant de ne pas faire cuire les oeufs lorsqu'on les mélange à la dernière minute aux pâtes. C'est le seul petit aspect technique mais il est crucial pour réussir le plat. Ainsi, on obtient une sauce légère, brillante, qui enrobe délicieusement les pâtes sans les alourdir.

J'ai découvert cette différence il y a 8 ans le jour où ma très bonne amie italienne Daniela m'a cuisiné des carbonara, et que cela ne ressemblait à rien de ce à quoi je m'attendais... Je ne m'en étais pas moins régalée !!!

Ingrédients (pour 2 personnes) :
- 240 g de spaghetti Di Cecco
- 4 fines tranches de pancetta ou de très bon lard
- 3 oeufs
- une bonne poignée de parmesan frais + un peu pour le service
- du poivre

Faire chauffer l'eau pour les pâtes (toujours une grande quantité d'eau pour les pâtes) et dès que cela atteint l'ébullition saler au gros sel (qu'elle soit aussi salée que la Méditerranée !) et verser les pâtes. Laisser cuire selon les indications sur le paquet.

Pendant ce temps, verser les trois jaunes d'oeuf (garder les blancs pour un autre plat) dans un bol. Remuer à la fourchette. Ajouter le poivre généreusement (au moins trois tours de moulin) et le sel petitement. Râper le parmesan et le verser dans le bol. Remuer énergiquement jusqu'à ce que l'ensemble mousse et soit bien crémeux (sinon utiliser un batteur électrique si le bras fatigue). Si l'ensemble n'est pas assez liquide, rajouter une cuillère à soupe d'eau de cuisson pour détendre la sauce.



Dans une poêle faire revenir la pancetta/lard à sec préalablement coupé en fines tranches jusqu'à obtention de la cuisson désirée (bien grillé ou non). 



Egoutter les pâtes, les passer sous l'eau froide aussitôt pour stopper la cuisson et empêcher ensuite que l'oeuf ne cuise au contact des pâtes. Verser dans un plat, ajouter les lardons puis la sauce et aussitôt mélanger pour ne pas se retrouver avec une omelette aux pâtes.


N.B. : si jamais les oeufs ont cuit, j'ai lu que les Italiennes rajoutent un tout petit peu de lait apparemment dans la sauce pour la rattraper.

lundi 9 janvier 2017

Udon sauce cacahuète




Après le succès des pâtes au citron, je vous propose une autre recette rapide à faire pour le midi et ultra simple quand je n'ai pas beaucoup de temps dont l'idée m'est venue sur le blog de Piment oiseau, aussi express que les pâtes au citron et tout aussi délicieuse.

En revanche, question calories, celle-ci est plus riche car elle contient du beurre de cacahuètes donc je la fais plus rarement.

Cette recette a le mérite d'être tout à fait adaptable et personnalisable à volonté : je vous donne ici la base de la sauce. A vous ensuite de faire les modifications que vous voulez.

Je n'hésite pas, si j'ai plus de temps, à rajouter des légumes émincés finement dedans et cuits en aller-retour à la poêle pour qu'ils gardent leur croquant, comme des carottes, du piment, des courgettes, du poivron...
De plus, si vous avez un petit jardin, pensez à ajouter de la menthe, du cerfeuil etc. dans votre assiette !

Ingrédients (pour 1 personne) :
- 1 portion de nouilles udon sous-vide (rayon asiatique des supermarchés)
- 1 c à soupe de beurre de cacahuète sans morceaux
- 1 c à café de miel
- 1 c à soupe de sauce soja
- 1 c à café d'ail haché
- 2 c à soupe de lait de coco

Assembler tous les ingrédients hormis les nouilles dans un bol et mélanger. Verser la sauce dans un wok et faire revenir 2 minutes. Verser les nouilles et faire cuire 2 autres minutes.

C'est prêt !


jeudi 8 décembre 2016

Pâtes au citron




Je vous présente mon plat favori de pâtes express pour le midi quand je suis pressée, que je n'ai pas le temps de cuisiner, que j'ai vraiment faim mais que je veux manger sainement : les pâtes au citron !!!

Alors, dit comme ça, ça ne donne vraiment pas envie, mais ne vous inquiétez pas, il n'y a pas que du citron. 
Ce plat se fait de préférence avec des pâtes longues, l'idéal étant des linguine. Sur la photo ci-dessus, je n'avais plus que des spaghetti, et donc ce sont celles-ci qui y sont passées mais d'ordinaire je privilégie les linguine afin que l'acidité de la sauce soit contrebalancée par des pâtes plus épaisses.

La sauce qui accompagne les pâtes est une sauce froide, sans cuisson (d'où sa rapidité...) excellente pour la santé, loin des béchamels baveuses et des sauces à la crème. 
Elle est à base de pignons de pins broyés, de parmesan râpé, de citron vert et d'huile d'olive vierge extra. Et c'est tout ! On fait cuire les pâtes, et hop on mange. 

Il est essentiel d'utiliser une huile d'olive de très bonne qualité pour cette recette, puisqu'on la mange crue et que c'est la base de la sauce, le seul liant.

Ingrédients (pour une personne) :
- 110 g de linguine ou de spaghetti Barilla ou De Cecco
- 30 ml d'huile d'olive
- 35 g de pignons de pin 
- 50 g de parmesan
- le jus d'un demi citron vert
- quelques brins de persil plat

Faire chauffer de l'eau salée et cuire les pâtes selon le temps indiqué sur le paquet.
Pendant ce temps, préparer la sauce en mixant les pignons de pin et en les mélangeant au parmesan râpé, à l'huile d'olive et au citron. Ajouter sel et poivre selon son goût. Goûter et rectifier l'assaisonnement en ajoutant soit du parmesan, soit de l'huile d'olive soit du citron pour trouver le parfait équilibre.
Hacher quelques feuilles de persil plat.
Egoutter les pâtes et verser la sauce dessus. Terminer par le persil. Déguster !





samedi 19 novembre 2016

Spaghetti béchamel au foie gras



LE plat régressif par excellence et hyper calorique mais tellement bon, surtout si comme moi vous adorez le foie gras.
A manger avec modération donc, mais pendant les fêtes un plat tout simple qui peut être très utile pour recycler les restes de foie gras.

Nous avons du très bon foie gras en Alsace et en faisant des recherches pour cet article, j'ai même découvert qu'on serait la région d'origine du foie gras, avant de s'être fait damer le pion par le Sud-Ouest dans les années 60. A l'origine, le foie gras était principalement du foie gras d'oie, mais lorsque le Sud-Ouest, le pays du canard, a décidé de se lancer dans la brèche, c'est le foie gras de canard qui est devenu le plus courant et qui représente désormais 96% du marché du foie gras en France. L'Alsace reste un des derniers bastions à garder cette spécialisation du foie gras d'oie pour pouvoir tenir face à la concurrence.

Au niveau du goût, j'avoue avoir une nette préférence pour l'oie, dont le goût est moins marqué que le canard mais plus subtil et long en bouche. J'ai découvert après coup que c'est aussi l'avis de tous les producteurs d'oie et de canard selon cette source
Question santé, une nutritionniste m'avait dit il y a quelques années que l'oie permettait de produire du bon cholestérol alors que le canard produisait uniquement du mauvais cholestérol, mais je suis incapable de vérifier la source de cette information et l'ensemble me paraît un peu réducteur. Si vous en savez plus à ce sujet, n'hésitez pas à m'en parler.

Bref, que ce soit canard ou oie, Alsace ou Sud-Ouest, n'hésitez pas à tester cette recette toute simple et rapide !

Ingrédients (pour une personne) :
- 50 g de foie gras mi-cuit
- 110 g de spaghetti De Cecco n°12
- 13 g de beurre
- 13 g de farine
- 130 ml de lait
- une pincée de noix de muscade
- une petite poignée de parmesan fraîchement râpé

Faire bouillir une casserole d'eau pour les pâtes. Lorsque cela bout, mettre les spaghetti ainsi que le gros sel et les cuire selon le temps de cuisson indiqué sur le sachet, sans le couvercle et à feu vif.

Pendant ce temps, préparer la béchamel en mettant le beurre dans une petite casserole. Une fois fondu, ajouter la farine et mélanger avec une cuillère en bois. Puis ajouter le lait d'un coup. Fouetter pendant quelques minutes, le temps que la sauce prenne. Ajouter le foie gras coupé en morceaux et continuer à mélanger jusqu'à ce qu'il soit complètement fondu.
Assaisonner la sauce en sel et en poivre selon votre goût. Eteindre le feu et ajouter le parmesan et la muscade. Bien remuer.
Verser les spaghetti dans la casserole de sauce pour bien les enrober et se jeter dessus servir dans des assiettes creuses.

Bon appétit !

Vous pouvez aussi faire comme moi et ne pas attendre en vous servant directement dans la casserole. Miam !