lundi 14 août 2017

Soupe de tomates entières




Les soupes, c'est pas seulement l'hiver ! J'adore aussi les soupes d'été, comme cette soupe de tomates que j'ai dénichée dans le British de Jamie Oliver.

Jamie raconte pour cette recette qu'il a essayé de retrouver le goût original si particulier des soupes en boîte Heinz qu'il mangeait quand il était petit, sauf que cette fois elle est en version fraîche.

J'ai simplifié la recette pour aboutir à cette version que je ne change plus désormais. J'aime bien préparer cette soupe parce qu'on fait tout à l'envers : d'abord on mixe les tomates entières, pépins et peaux compris et ensuite on les cuit. Je pense que c'est pour cela qu'on arrive à ce goût si miam
C'est aussi une des plus simples du monde car il n'y a quasiment que des tomates !

Pour qu'elle soit réussie, prenez des tomates bien mûres et de saison, sinon vous risquez d'être déçus !

Je vous laisse tester, vous m'en direz des nouvelles ! 


Pour ma part, je vais peut-être devoir délaisser le blog un petit moment car je vais déménager et il est fort probable que je n'aie pas internet avant un certain temps... D'ici là, mangez bien !

Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 1 kg de tomates bien mûres
- un trait de vinaigre balsamique blanc
- une petite botte de basilic frais

Bien laver les tomates et les mettre dans un blender avec le basilic.
Les mixer finement. Verser le tout dans une casserole et porter à ébullition. Assaisonner selon son goût en sel et en poivre et laisser mijoter au coin du feu une vingtaine de minutes. Terminer par le vinaigre balsamique blanc et servir.

mardi 8 août 2017

Tarte aux mirabelles




On est en pleine saison de la mirabelle
Et si, comme moi, vous avez la chance de recevoir quelques kilos (merci Séverine et Hugo !) de ces fruits tout juteux, sélectionnés avec soin (pas une seule véreuse) par des mains expertes, mûrs à point, eh bien... je vous conseille de vous jeter dessus sans autre façon et de les boulotter rapidement ! 
C'est ce qu'on a fait, aussitôt dit aussitôt fait, avec la moitié des mirabelles. 

L'autre moitié a été sauvée in extremis et utilisée dans cette délicieuse tarte proposée par Julie Andrieu (mais si, vous savez, celle qui va goûter tous les trucs délicieusement bizarres des contrées lointaines dans Fourchette et sac à dos).

L'ensemble est très simple : une bonne pâte sablée maison et beaucoup de fruits, sans autre appareil. Le secret de cette tarte réside cependant dans la préparation dont on recouvre le fond de tarte : une pâte de noisettes à la vanille. L'accord mirabelle-noisette fonctionne à merveille et le tout est vraiment très parfumé. 

Ingrédients :
--> pour la pâte sablée :
- 250 g de farine
- 125 g de beurre doux
- 60 g de sucre glace 
- 1 oeuf
--> pour la pâte de noisettes :
- 60 g de noisettes (j'ai utilisé les restes du Piémont)
- 20 g de beurre doux et 20 g de beurre demi-sel
- 40 g de cassonade
- les graines d'une gousse de vanille
- 1/2 oeuf 
--> pour la garniture :
- 1 kg de mirabelles lavées, coupées en deux et dénoyautées 
- 1 c à soupe de cannelle en poudre

Pour faire la pâte sablée, déposer le beurre coupé en morceaux dans un saladier avec le sucre glace, la farine et une pincée de sel. Mélanger jusqu'à ce que le beurre soit presque entièrement dissous dans la farine et le sucre. Ajouter l'oeuf. Continuer à mélanger pour former une boule. Si nécessaire, ajouter un trait d'eau (mais pas plus !) pour bien coller l'ensemble. Lorsque la boule de pâte est fin prête, l'emballer de film alimentaire et la mettre au frigo.

Pour réaliser la pâte de noisettes, faire d'abord torréfier lesdites noisettes dans une poêle à sec pour bien faire ressortir leur arôme.  Puis les mixer avec le reste des ingrédients de la pâte. Mettre le tout au frigo.

S'occuper des mirabelles (enfin, le vif du sujet !). 
Préchauffer le four à 190°C.
Sortir le pâton du frigo et abaisser la pâte à l'aide d'un rouleau dans un moule fariné. Mettre la pâte 10 min. au frigo. 
Puis ressortir la pâte, étaler uniformément la crème de noisettes au fond de la tarte. Ajouter les fruits en partant de l'extérieur vers l'intérieur. Selon la taille de votre moule, il devrait y avoir 2 ou 3 étages de fruits.
Terminer en saupoudrant la cannelle. La recette recommande de rajouter 20 g de cassonade et je l'ai fait mais c'était trop sucré à mon goût. Si vos fruits sont à point, vous n'en aurez pas besoin.


 
Enfourner pour 50 min. Laisser refroidir un peu avant de déguster.

Bon appétit !  

jeudi 3 août 2017

Tajine de collier d'agneau au safran




Voici une recette qui sent bon l'été avec l'olive, le citron confit, l'agneau, le poireau... ah non mince, pas le poireau ! Mais pour le reste, c'est bon, on entend presque les cigales.

Ce plat est vraiment bon marché si vous choisissez comme moi du collier d'agneau non désossé. En revanche, vous aurez peu de viande et ce sont clairement les légumes qui prendront le dessus. Si vous vous sentez carnivore ou vous voulez que ce soit plus consistant, prenez la même quantité d'agneau mais demandez à votre boucher de le désosser.

J'ai adapté cette recette d'un chapitre de Jamie Oliver qui parle du Maroc dans Carnet de route. Comme j'ai voulu alléger le plat, j'ai supprimé notamment les pommes de terre, qu'il fait cuire avec l'ensemble au four (350 g environ). A vous de les rajouter ou non selon votre bon plaisir. De notre côté, on a accompagné ce plat de riz thaï.

Comme beaucoup de recettes que je vous propose, c'est un plat spécial feignasses : il suffit de tout assembler dans le plat à tajine et c'est tout ! La cuisson est longue, certes mais il n'y a rien à faire car c'est le four qui se charge de tout. J'adore ce genre de plats !

Ingrédients (pour 4 personnes) :
- une poignée d'olives mélangées avec les noyaux (j'ai pris des Kalamata mais des vertes iront très bien avec)
-  3 tranches de citron confit hachées
- une belle pincée de safran
- 2 carottes hachées
- 2 poireaux hachés
- 1 tête d'ail, les gousses séparées et écrasées mais non pelées
- 800 g de collier d'agneau, coupé en morceaux de 10 cm
- 2 c à soupe de beurre
Préchauffer le four à 150°C.
Mettre les olives, les citrons dans un plat à tajine avec un bon trait d'huile d'olive et le safran. Puis ajouter les légumes, l'ail et la viande. Recouvrir avec le beurre, du sel et du poivre puis verser 70 cl d'eau pour juste recouvrir le tout.
Mettre le couvercle puis enfourner pour 3h30 de cuisson.
C'est prêt ! Servir dans des assiettes creuses avec du riz ou des pommes de terre.

Bon appétit !

mardi 25 juillet 2017

Galette avocat faisselle




Voici une petite recette du placard que j'ai improvisée un midi où il faisait chaud et je n'avais pas vraiment envie de me mettre aux fourneaux. Le tout est prêt en maximum dix minutes.

J'ai mis ce qu'il me restait dans le frigo, à savoir un avocat, du concombre, de la tomate, et il me restait de la faisselle non utilisée après avoir fait le cheesecake que je vous ai présenté la dernière fois. 
Tout est passé dans cette galette et ce fut délicieux !

Ingrédients (pour une personne) :
- une galette de blé
- 2 c à soupe de faisselle
- 1 tomate
- 8 tranches de concombre
- 1 avocat
- 1/2 citron vert
- un filet d'huile d'olive  
- quelques brins de coriandre fraîche 

Sur la galette, déposer les tranches d'avocat puis de tomate et de concombre, le tout finement émincé. Déposer par-dessus la faisselle, les feuilles de coriandre. Verser un filet d'huile d'olive, saler et poivrer à sa convenance : c'est prêt ! 

Bon appétit ! 

lundi 17 juillet 2017

Cheesecake salé au chèvre frais




Voici une recette qui est devenue un classique de l'été à la maison et que mister Ratatouille me réclame constamment : le cheesecake salé au chèvre frais et au crumble de pistaches, accompagné d'une salade de tomates cerises aux pignons de pin
 
On a envie de plonger dedans, non ? Ah bon, c'est seulement moi ?

J'ai découvert cette recette à l'époque sur le blog de Beaualalouche
et depuis je n'y change pas une virgule, (enfin il n'y a que l'huile de pistache que je n'ai jamais réussi à dénicher donc je reste à l'huile d'olive et c'est très bon aussi) c'est pourquoi aujourd'hui je vous la livre telle quelle. 

La préparation est simple mais attention à bien noter qu'il faut que le cheesecake repose au frigo pendant 24 à 48h (perso j'ai toujours attendu 48h ; oui, je sais, j'ai réussi). C'est super pour le jour J car vous n'avez plus rien à faire mais ce n'est pas une recette à faire à la dernière minute.

Bon appétit !

Ingrédients (pour un cheesecake) :
Pour le crumble :
125g de pistaches émondées non salées
200g de farine
90g de parmesan fraîchement râpé
180g de beurre froid coupé en petits morceaux
Pour la garniture :
200g de chèvre frais
300g de faisselle
100g de crème fraîche

2 œufs battus
2 c à soupe d'huile d'olive
Pour la salade de tomates (pour 2) :
1 c à soupe d’huile d'olive
250g de tomates cerises
1 poignée de pignons de pin

Réaliser la pâte à crumble :
Préchauffer le four à 200°C.
Faire dorer à sec les pistaches puis les réduire en une poudre grossière au mixeur.
Dans un saladier, mélanger la farine, la poudre grossière de pistache et le parmesan. Ajouter ensuite le beurre et mélanger du bout des doigts jusqu’à obtenir une pâte sableuse.
Réserver 6 belles cuillères à soupe de cette pâte dans un petit bol.
Recouvrir le moule à tarte d’une feuille de papier sulfurisé, y verser le reste de la préparation crumble et la répartir uniformément sur le fond et les bords du moule et la tasser à l’aide du fond d’un verre à eau. Bien appuyer avec le verre à eau sur les bords et le fond pour tasser les miettes de crumble et les transformer en un fond de tarte. Enfourner pour 15 minutes à 200°C : le fond de tarte doit juste commencer à dorer. Réserver hors du feu.

Préparer la garniture :
Dans un grand bol, mélanger le chèvre frais, la faisselle, la crème fraîche ; y ajouter ensuite du sel, du poivre, les œufs et l’huile d’olive, mélanger.

Préparer le cheesecake:
Préchauffer le four à 150°C.
Garnir le fond de tarte avec cette préparation et enfourner pour 25 minutes à 150°C. Au bout de ce temps, éteindre le four mais y laisser le cheesecake qui va finir sa cuisson dans le four encore chaud. Laisser le cheesecake dans le four éteint, porte fermée jusqu’à complet refroidissement puis mettre au frais pour 48 heures.

Préparer la salade de tomate et le crumble (le jour de la dégustation) :
Préchauffer le four à 200°C.
Pour le crumble, garnir un plan allant au four d’une feuille de papier sulfurisé, y déposer le reste de pâte à crumble et cuire 12 minutes à 200°C.
Pour la salade de tomates, dans un saladier, mélanger de l’huile d'olive, du sel et du poivre. Laver et égoutter les tomates cerises. Couper chacune des tomates cerises en deux, les ajouter dans le saladier. Faire dorer à sec les pignons de pin, laisser refroidir puis ajouter dans le saladier. Bien mélanger le tout.

Servir chaque part de cheesecake avec de la salade de tomate et saupoudrer de crumble à la pistache.


J'aime bien cette photo qui fait très dessert... eh non !

mardi 11 juillet 2017

L'atelier du peintre* à Colmar


Photographie tirée du site du restaurant ©atelier-peintre.fr


J'avais beaucoup entendu parler de cet étoilé prometteur et de son talentueux chef Loïc Lefèbvre sur le blog Assiettes gourmandes. Dès notre retour en Alsace l'année dernière, nous sommes allés y faire un tour et nous n'avons pas été déçus. Je me souviens particulièrement d'un velouté de girolles au parfum puissant et enivrant et c'était également la première fois que j'avais une vraie révélation devant un vin rouge. Le sommelier, suite à mes recommandations, m'avait apporté un verre de bourgogne léger et fruité, une merveille ! Désolée, je n'ai aucune photo, le blog n'existant pas encore. Je m'en remets à votre imagination délirante pour vous les représenter.

Nous avons réitéré l'expérience un an après et avons eu la surprise de découvrir que le restaurant avait fait une cure de jouvence côté décoration (voir photo ci-dessus), adoptant des tons sombres relevés par des touches cuivrées. L'ensemble est chaleureux et très réussi. 

Le menu nous a encore plus ravis que la première fois, avec trois coups de coeur (!) : la canette, le bar et la nage de fraises. Le chef aime beaucoup jouer avec les fruits dans ses plats salés et, surprise, l'inverse aussi car dans sa nage de fraises, il a mis des légumes. Le tout est très étonnant mais fonctionne super bien, l'équilibre étant toujours très bien respecté. Chapeau !

Les prix ont en revanche augmenté par rapport à la dernière fois et le samedi soir, le menu le moins cher commence à 69 euros ! Le menu Goya, à 45 euros, est en effet disponible tout le temps sauf le samedi soir, ce que je trouve vraiment dommage. Nous n'étions pas au courant et nous nous sommes retrouvés avec une addition plus salée que prévu. Heureusement que nous n'avons pas été déçus par les plats !
Je trouve en effet que dans ce genre de restaurant les menus se doivent d'être un minimum accessibles, la carte étant pour le commun des mortels souvent hors de prix.
J'ai donc opté pour le menu Petite galerie à 69 euros et Mister Ratatouille pour le menu Grande galerie à 85 euros.

Je vous laisse admirer le menu :

Mises en bouche : macaron thon-tomate, panna cotta asperge : j'ai une préférence pour la panna cotta.


Mises en bouche : tête de veau moutardée, fondante à souhait !


Pain nature et olive accompagné de beurre demi-sel ; admirez la vaisselle pour le beurre : quelle finesse !


Tataki de thon, palets de betterave, crème de sésame et fraîcheur de pomme verte

On commence en beauté avec ce thon mi-cuit, clin d'oeil au Japon. La betterave le complète admirablement, c'est un sans faute.


Fin rouget grillé, carpaccio de pied de porc tiède, salade de petits pois au basilic, râpé de poutargue

Première fois que je goûtais la fameuse poutargue ; pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont des oeufs de mulet salés et séchés très recherchés. Le goût rappelle fortement l'anchois. J'attendais beaucoup de ce plat et même s'il était bon, je trouve qu'il manquait de fraîcheur, qui aurait dû être apportée par la salade qui ne jouait pas son rôle.

Dos de bar sauvage, oseille, céleri confit et vinaigrette tiède, poêlée de framboises

L'association bar/framboises est une réussite, le céleri rôti et en crème est une tuerie, on est conquis !

Pavé de turbot rôti au pain, courgette trompette, jus au basilic, kumquat et olives de Kalamata

Un plat équilibré encore une fois. Le côté gourmand du pain est contrebalancé par les saveurs estivales. Le basilic et l'olive ressortent surtout, c'est un plat bien méditerranéen.

Filet de canette rôti, mousseline d'artichauts, cerises pickles et condiment d'anchois, jus infusé au romarin

Gros coup de coeur pour cette canette au jus bien concentré et vraiment exquis ! L'association canard/cerise est bien connue mais elle fonctionne toujours aussi bien. On en redemande !

Spritz aperol

Un pré-dessert avec ce spritz aperol, un pari risqué. Nous-mêmes ne raffolons pas de cet alcool mais nous finissons quand même l'ensemble.

Nage de fraises gariguette, notes potagères, mascarpone et sorbet roquette

Un dessert mêlant légumes et fruits, il fallait le faire, surtout que c'est brillamment réalisé. Notre dernier coup de coeur : le sucre n'est pas trop présent, parfaitement dosé, les touches de roquette et de céleri ajoutent du caractère au plat, c'est vraiment exceptionnel.

jeudi 29 juin 2017

Quitoque : test sur 3 semaines




Vous en avez peut-être déjà entendu parler parce que le concept Quitoque a du succès récemment sur la toile : il s'agit de paniers de denrées livrés chez vous chaque semaine partout en France. 

La différence majeure avec les autres paniers est que cette fois un livret de recettes vous est livré, vous guidant pas à pas sur l'utilisation de ce dit panier. Tout ce qui nous parvient donc est quantifié par rapport à ce livret ; nulle crainte à voir les ingrédients se gâter si vous ne trouvez pas d'idée pour les utiliser. Quitoque s'engage également à fournir des ingrédients de qualité, de saison, si possible bio et français, à ces clients (là je ne fais que répéter ce qu'il y a marqué sur leur site).

J'ai découvert moi-même le concept sur le blog de Clotilde Chocolate & Zucchini qui en était ravie. Intriguée, j'ai décidé de tester ces paniers il y a quelques semaines et je vais donc vous livrer mon avis à ce sujet. 


Je tiens tout d'abord à dire que je suis dans l'ensemble satisfaite de ce qui était proposé, tant en ce qui concerne la qualité des ingrédients que l'originalité et la saveur des recettes proposées

Ingrédients pour le wok au maquereau fumé et sauce teriyaki maison :






J'ai surtout deux points à reprocher, qui pour moi ont été quelque peu gênants, et le premier est de taille : à l'origine, je ne voulais tester que pour une semaine, et je me suis retrouvée sans le savoir à payer pour 3 semaines, donc le triple de ce que je voulais. En effet, attention si vous commandez un panier car en réalité vous souscrivez à un abonnement à durée illimitée. Si vous n'envoyez pas de courriel précisant que vous voulez vous désengager, les paniers continueront à être envoyés chaque semaine et le prix prélevé au fur et à mesure. Sachant qu'en raison de leurs fournisseurs, on ne peut annuler un panier que 10 jours à l'avance, lorsque je me suis rendue compte la veille du deuxième panier que cela continuait, il était déjà trop tard pour décommander celui-ci ainsi que le suivant. Le panier couple coûtant 57 euros, je n'étais pas forcément ravie de tripler le montant !
Bien évidemment, c'est de ma faute mais j'estime que leur site internet n'est pas fortiche question communication pour que je me retrouve dans cette situation et que cela devrait être précisé plus clairement.

Le second point noir, en ce qui me concerne, était les fruits. J'avais commandé le panier de fruits de saison à 9,50 euros pour la semaine en plus du panier couple. Fin mai, j'ai eu droit comme fruits de saison à des kiwis (!), des pomelos, des fruits de la passion, des pommes et des bananes !!! Alors oui, après vérification, la saison des kiwis se termine en mai, les pommes c'est toute l'année etc. mais ce n'est pas vraiment le genre de fruits que l'on a en tête lorsqu'on commande fin mai-début juin ! Et aucun ne venait de France, pas même les pommes. Je déconseille donc vraiment le panier de fruits qui est en complète contradiction avec les valeurs affichées et qui n'est pas à la hauteur des autres paniers.

Hormis cela, les quantités sont bien étudiées et copieuses, les recettes faciles et bien expliquées. En voici quelques exemples :


 Et pour terminer quelques réalisations :




 - Article non sponsorisé -

jeudi 22 juin 2017

Veau à la parmesane




Oui, je sais. Il fait chaud et vous ne rêvez que de glaçons au yuzu, de mojito revisités et de granités à la fraise. 
Oui, je sais, la viande panée n'est pas le plat le plus sexy auquel vous vous attendiez. 
Mais il faut bien se nourrir, aussi ! Il ne sera pas dit que je me contenterai de glaçons même dans les pires canicules.
Et ce plat, croyez-le ou non, m'évoque irrésistiblement l'été (ok, pas la panure) : la sauce tomate, le basilic, la mozzarella. 
Ou serait-ce l'Italie ? Quoi qu'il en soit, si vous avez le courage de vous tenir près des fourneaux, je vous le conseille amplement.


Ingrédients (pour 4 personnes) :
- basilic frais
- 3 gousses d'ail
- 3 filets d'anchois
- un demi-piment rouge frais
- 2 boîtes de 400 g de tomates concassées
- 200 g de chapelure 
- thym frais 
- une poignée de parmesan fraîchement râpé
- 1 citron
- 150 g de farine
- 2 gros oeufs
- 4 escalopes de veau aplaties (environ 2 cm d'épaisseur)
- 1 boule de 200 g de mozzarella de bufflonne 

Préchauffer le four à 200°C. 

Mettre l'ail finement coupé et les anchois dans une casserole à feu moyen avec un filet d'huile d'olive. Faire cuire quelques minutes. Piquer le piment plusieurs fois et l'ajouter dans la casserole. Laisser revenir une bonne minute avant d'ajouter les tomates en boîte. Porter à ébullition, baisser le feu et laisser mijoter 20 min. Assaisonner en sel, poivre et basilic.

Mélanger la chapelure dans un bol avec les feuilles de thym et le parmesan. Râper finement les zestes de citron dans la chapelure, mélanger à nouveau puis poser trois assiettes devant soi : mettre la farine dans l'une d'elles, la saler, la poivrer ; verser les oeufs dans la deuxième et la chapelure aux herbes dans la troisième. Plonger chaque escalope respectivement dans la farine, l'oeuf et la chapelure. Bien enrober de chapelure les escalopes.

Faire chauffer une grande poêle antiadhésive à feu moyen et ajouter un bon filet d'huile d'olive. Quand c'est bien chaud, ajouter les escalopes 2 par 2. Les faire cuire quelques minutes de chaque côté jusqu'à ce qu'elles soient légèrement dorées puis les transférer dans une assiette. 

Dans un plat à four (environ 30x20 cm) étaler la sauce tomate. Poser les escalopes par-dessus, côte à côte. Déchirer la mozzarella en morceaux. 
Faire dore 20 min au four jusqu'à ce que cela fasse des bulles.
Parsemer le reste du basilic dessus et servir sans plus attendre.

J'aime accompagner ce plat de polenta ou de riz.
Bon appétit ! 

samedi 17 juin 2017

Salade poulet orge amande




Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, à l'heure où tout le monde commence à se sentir en vacances grâce aux chaleurs estivales, je suis débordée et ne vois pas le temps filer !

Dans ces cas-là, j'ai peu le temps de cuisiner et je me réfugie alors dans le même type de schéma qui se déroule inéluctablement ainsi :
comme 
1) je n'ai pas pris le temps d'organiser les repas, 
2) je n'ai pas fait les courses car 
        a) je n'avais pas de liste des courses (voir supra) et 
        b) j'abhorre les supermarchés qui sont des lieux de torture mentale 
3) je me retrouve donc le soir venu paniquée (oui, le mot est dit, une miss Bouillons qui n'a pas la perspective d'un bon repas est une miss paniquée !) et donc 
4) on finit au restau le plus proche ou alors on n'a plus d'argent et j'improvise dans l'urgence avec ce qu'il me reste.
 
 La recette ci-dessous est donc, vous l'aurez compris, le résultat de l'improvisation avec les ingrédients qu'il me restait dans le frigo. Pour une fois, la panique a donné du bon et cette improvisation a beaucoup plu à mister Ratatouille et à moi-même.
Si vous n'avez pas, comme moi, de purée d'amandes blanches qui traîne au frigo depuis un an, ce qui est plus que concevable, vous pouvez le remplacer par du tahini (pâte de sésame) ou encore du beurre de cacahuète sans morceaux.

Bon appétit !

Ingrédients (pour 3 personnes) :
- 250 g d'orge perlé
- une petite botte de menthe
- une petite botte de coriandre
- 2 poivrons en bocal
- un demi-citron
- 2 c à café de purée d'amandes blanches 
- 1 beau filet de poulet bio
- de l'huile d'olive vierge extra de bonne qualité

Commencer par faire dorer dans un filet d'huile d'olive et de beurre (le mélange des deux empêche le beurre de brûler même à haute température) le filet de poulet. Une fois qu'il est bien doré, couper la moitié en tout petits morceaux et l'autre moitié en cubes. Saler et poivrer. Réserver.

Faire cuire l'orge dans de l'eau bouillante salée comme indiqué sur le paquet puis bien l'égoutter en le laissant quelques minutes de côté, histoire de laisser évaporer toute l'humidité et de le faire refroidir.

Verser l'orge dans un saladier et le poivrer. Ajouter le poulet par-dessus. Découper les poivrons en fines tranches puis en petits morceaux et les verser dans le saladier. Ciseler les herbes dans le saladier. 

Pour terminer, ajouter la purée d'amandes, un trait d'huile d'olive vierge extra, le jus du citron. Bien mélanger et rectifier en sel et poivre l'assaisonnement.

C'est prêt ! 
Vous pouvez servir cette salade seule ou en accompagnement d'un gaspacho par exemple. 

 

samedi 10 juin 2017

Ma bibliothèque culinaire #6 Petit recueil de la gastronomie alsacienne




Comme je vous en ai déjà parlé, j'ai reçu il y a peu le Petit recueil de la gastronomie alsacienne en deux tomes
Comme vous le voyez sur les photos, ces livres ne datent pas d'hier et paraissent tendrement désuets. Ils sont datés respectivement de 1977 et de 1980 et s'adressent, je cite, "aux bonnes mères de famille qui prennent elles-mêmes le soin de leur ménage" (sic !).

Chaque tome est écrit par une auteure différente, Marguerite Doerflinger pour le tome 1 et Jeanne Hertzog pour le tome 2 ; quant aux recettes proposées, elles sont très lisibles, claires et on sent à la manière dont c'est tourné que ce sont des plats qui ont été testés, retestés et cuisinés de manière régulière par les deux femmes. 

Il faut juste adapter quelques petits détails, car tout n'est pas forcément minuté pour les préparations ni détaillé lorsque c'est considéré comme simple. C'est ainsi qu'on sent qu'il s'adresse tout de même à des cuisinières (au revoir les gars, voir plus haut) aguerries mais sans avoir les mêmes gadgets de précision qu'aujourd'hui.
Exemples : faites revenir les oignons émincés dans le beurre (euh... feu vif ? quelle quantité de beurre ? combien de temps ?), mettez le four sur très chaud (euh... mais comment ça, très chaud ? je mets sur 200, 210°C, moi ?!).

L'amour pour leur région rayonne littéralement et c'est le premier livre de cuisine que je feuillette où l'on ajoute des cartes des meilleures auberges du coin (plus vraiment au goût du jour, vous vous en doutez !), les listes des fêtes de chaque village liées à la nourriture. Sachez donc que c'est la fête du marcassin à Hattstatt mi-juin, celle de la friture à Illhaeusern le même mois, celle de la planchette paysanne à Plobsheim fin septembre etc.

La route du vin ; la route des fermes-auberges et du fromage de Munster ; les fêtes gastronomiques régionales

Ne ratez pas la carpe frite !

Comme l'auteure diffère d'un tome à l'autre, il y a une ou deux mêmes recettes qui sont présentes dans les deux tomes avec des variantes mais sinon les deux se complètent très bien et font le tour le plus complet que j'aie pu trouvé jusqu'à présent sur la cuisine alsacienne. Tout y est.
Pour le moment, j'ai testé uniquement le tome 1, qui me parle beaucoup plus que le tome 2. Je pense que c'est parce qu'il y a bien plus de recettes sucrées dans le tome 2 mais aussi parce qu'il y a beaucoup plus de parlotte autour des recettes dans le premier tome. Et j'aime la parlotte dans les livres de cuisine.



En effet, de nombreuses recettes mentionnent le contexte, l'origine ou précisent même dans quelle sous-région d'Alsace on déguste ce plat et comment.
Voyez plutôt pour un plat aussi simple que les pommes de terre aux oignons et au lard (oui oui je vous ai pris un mets bien typique, il manque plus que la choucroute !) : "Ce plat unique se mangeait dans les marcairies de la vallée de Munster et devait cuire lentement dans une cocotte enfouie sous les cendres du foyer ; les "Roïgebrageldi" constituaient également le repas principal des bûcherons et des charbonniers de nos forêts. Aujourd'hui on peut les déguster dans toutes les fermes-auberges des crêtes vosgiennes".


Côté photo, il ne faut pas s'attendre à grand-chose : les photos culinaires des années 70 ont très mal vieilli pour notre regard contemporain. Je pense honnêtement qu'au lieu de mettre des photos couleur dernier cri absolument hideuses du genre cadavres d'animaux sur planches à découper avec du persil dans le bec, ils auraient pu s'en tenir aux dessins, comme ce petit lapin ci-dessus. Je vous ai donc épargné ce que l'on considère aujourd'hui comme des sommets de mauvais goût et vous ai sélectionné le top du top de la photo gastronomique de cette époque.

 



Bref, je pense que dans les prochains temps, vous allez encore voir quelques recettes tirées de ces livres car j'ai hâte d'en tester un maximum et je pense, au vu de la première recette testée, que je ne serai pas déçue et vous non plus ! 

 

dimanche 4 juin 2017

Tarte alsacienne à l'oignon et au lard




Voici une recette que je n'avais pas prévu à l'origine de publier sur le blog : ce n'est qu'en la goûtant que je me suis dit qu'il fallait absolument que je la partage car j'étais vraiment éblouie ! Ce sont parfois les plats qui paraissent les plus simples qui peuvent nous apporter de vraies émotions. 
  
J'ai eu la chance il y a quelques semaines de recevoir un livre de recettes de cuisine alsacienne de la part du meilleur cuistot de notre famille, mon beau-frère par alliance (les grand-mères étant bien évidemment hors concours).
Je vous le présenterai bientôt (le livre, pas le beau-frère !) mais sachez déjà que c'est dans cette vieille pépite intitulée Petit recueil de la gastronomie alsacienne que se trouvent, m'a-t-il dit, toutes les bonnes choses que sa famille à lui a l'habitude de faire depuis quelques générations.
J'ai été très touchée de ce présent.

Je vous livre ici ma première recette faite dans cet ouvrage, une recette qui n'a l'air de rien comme ça mais qui est vraiment sublime, si vous suivez bien la recette en ce qui concerne l'appareil et si vous prenez du lard de qualité (c'est très important, c'est pourquoi je vous conseille d'aller l'acheter dans une bonne boucherie !). Je vous la livre telle qu'elle a été écrite, style désuet compris :)

Ingrédients :
--> pour la pâte :
- 200 g de farine
- 100 g de beurre
- 1 pincée de sel
- 1 petit verre d'eau 
--> pour la tarte :
- 500 g d'oignons
- 100 g de lardons fumés
--> pour l'appareil :
- 2 dl de crème
- 2 dl de lait
- 2 jaunes d'oeufs
- 50 g de farine
- sel, poivre et noix de muscade

Pour la pâte brisée :
Mettre la farine sur la planche à pâtisserie, ajouter le sel, émietter le beurre froid en petits morceaux du bout des doigts farinés pour qu'il n'y colle pas. Faire un puits, y mettre l'eau et mêler progressivement du bout des doigts pour former une pâte souple. La fraiser 2 ou 3 fois avec la paume de la main.
Laisser reposer 1/2 heure avant l'utilisation.
Pour la tarte :
Foncer de pâte brisée un moule à tarte ; préchauffer le four (voir ci-dessous) ; garnir la pâte d'une fondue d'oignons émincés revenus doucement dans le beurre ; ajouter les lardons blanchis chauds. Recouvrir les oignons de la crème, du lait et des oeufs battus avec farine, sel, poivre et noix de muscade. Faire cuire à four chaud (haha ah ben vi c'était pas très précis : j'ai mis 210°C !) 25 minutes environ.

Bon appétit !